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VISION
D'AVENIR :
Vers
une web-démocratie ?
Cette
vision, c'est celle d'un jeune rêvant le monde de l'an
2000 ! Ce nouvel âge diffère légèrement
du précédent et chose étrange, cette vision
ne s'est pas encore fracassée contre le principe de
réalité, bien au contraire.
Qui
n'a jamais rêvé d'un monde plus simple ?
Internet et l'informatique ont changé profondément
nos vies et sont en passe de bouleverser notre conception même
de la réalité. Comment ne pas imaginer un futur qui
suive cette évolution ? Voici quelques pistes
d'organisation pour plus d'efficacité et surtout pour une
réduction considérable du gaspillage des moyens à
disposition. Imaginez une société sans idéologie
ni de droite ni de gauche, sans doctrine politique où
règnent pragmatisme, simplicité et efficacité.
Une société
où la responsabilité collective est assumée
par chacun avec un système de décisions basé
sur la moyenne des avis est-elle envisageable ?
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UNE DÉMOCRATIE
D'INITIATIVES:
Imaginez
un système dans lequel des citoyens se groupent en
association autour d'un projet commun. L'équipe comprend
des agents motivés et compétents qui mettent leurs
connaissances et toute leur énergie au service d'un
objectif unique et précis. Cela implique que tout citoyen
qui le souhaite consacre une période de sa vie à cet
engagement publique. Le projet est partagé et évolue
rapidement en fonction des débats (open-source) et
lorsqu'une meilleure idée fait son chemin, un projet
concurrent ou complémentaire voit naturellement le jour. Un
groupement d’intérêts proposant, par exemple,
l'étude le financement et le pilotage pour la réalisation
d'un pont peut être concurrencé par un groupement
défendant un projet de tunnel... Au lieu d'un parti
politique « plein d'idées », une
association se forme pour soutenir une initiative. Le risque
financier étant assumé uniquement par l'association
gérant le projet, l’État ne s’endette
pas.
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La
fin inéluctable du politicien généraliste.
Notre société est extraordinairement complexe et
peu nombreux sont ceux qui en ont la vision d'ensemble. Le
politicien œuvre dans un but précis : celui de
se faire élire. Il emploie toute son énergie à
convaincre son parti et ses électeurs qu'il est très
compétent dans des domaines variés. Dans cette
tâche, il s'appuie sur les conseils, les analyses de
puissants lobbies (le petit nombre en somme) et l'expérience
en communication des partis politiques sensés représenter
l’électorat. Une fois au pouvoir, sa marge de
manœuvre se révèle faible et le système
très inertiel. Profitant de sa position d'influence, il
consacre de nouveau beaucoup d'énergie à sa
réélection. L'électeur, quant à lui,
souvent blasé, fait confiance aux informations les plus
fréquemment relayées et en définitif, ce sont
les choix « du petit nombre » qui priment
sur ceux « du grand nombre »...
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UNE DÉMOCRATIE
TRÈS DIRECTE:
Imaginez
un Parlement composé par le corps électoral. Il ne
s'agit pas d'un, mais de plusieurs web-parlements correspondant à
autant de ministères. Les associations ou groupements
d’initiatives présentent régulièrement
le développement de leur projets aux
« web-parlementaires ». Ceux-ci, inscrits
sur les forums parlementaires virtuels qui les intéressent,
exposent leur point de vue, animent les débats, votent et
prennent les décisions.
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Périclès
et les premières formes de démocratie. Dans
l'Athènes antique, tous les citoyens, natifs et hommes
libres de la ville, pouvaient être tirés au sort pour
composer le Forum publique (Parlement). Quand l'élu
agissait pour lui-même, déplaisait par ses propos ou
exerçait une ascendance perçue comme dangereuse pour
les autre il était renvoyé. Le vote s’effectuait
par un système de bulletin secret, soit un nom gravé
sur un tesson de poterie déposé dans une amphore.
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L’ÉTAT
GARANT DES ÉCHANGES MONÉTAIRES:
Imaginez
que votre carte d'identité soit à la fois votre
carte bancaire et que votre compte courant est garanti et géré
sans frais par l’État. Pièces et billets
n'existent plus. Tous les mouvements d'argent peuvent être
traçabilisés. L’État ne se substitue
pas aux banques, il adapte son rôle dans l'émission
de la monnaie.
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Un
réseau vraiment sécurisé. Depuis les
dernières attaques cybernétiques orchestrées
au début de ce siècle par une puissance de l'Est
contre ses voisins, le net apparaît comme l’enjeu
majeur de conflits futurs. Pour qu'une web-démocratie
puisse s'exercer en toute sérénité, il est
crucial de sécuriser ces réseaux. Une solution
pragmatique consiste à compléter le réseau
internet par un l’installation d'un réseau intranet
pour un territoire donné par lequel transiterait
l'information vitale : gestion des eaux, centrales
électriques, flux monétaires, etc...
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L’IMPÔT
AUTOMATIQUE:
Imaginez
que la contribution publique soit uniquement liée à
la consommation. A chaque achat de bien ou de service, un
pourcentage est automatiquement prélevé et alimente,
en temps réel, l'escarcelle publique ; un système
de TVA unique en somme. Ainsi, un consommateur aisé et
frénétique contribue pour une part plus importante
au budget commun qu'un consommateur modéré ou plus
modeste. Outre son équilibre simple et juste, ce système
rend superflus les déclarations fiscales, la provision pour
l’impôt et surtout la tenue légale d'une
comptabilité...
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Des
erreurs partout ! Il suffit de vérifier
factures, comptes, etc. pour trouver des erreurs... Ne
serions-nous entourés que des gens incompétents et
négligents? Non, ce serait serrait trop simple, nous
commettons chacun régulièrement nombre d' erreurs.
Notre monde est devenu si complexe, si extraordinairement
compliqué, que même les choses les plus évidentes
sont devenues difficiles à appréhender. Nous passons
plus de temps à nous battre pour faire corriger des erreurs
qu'à produire de la richesse ou innover.
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LA VOTATION DU
BUDGET DE L’ÉTAT:
Imaginez
qu'au lieu de remplir votre déclaration d’impôts
personnelle vous ne remplisez qu'une « proposition de
budget pour l'Etat ». Le citoyen décide de la
répartition de sa contribution entre les différents
ministères selon ses préoccupations. Cette
information est traitée en ligne par un ordinateur qui
calcule la moyenne totale et détermine automatiquement les
budgets pour l'année à venir. X% pour la sécurité,
Y% pour le social, Z% pour l’environnement, etc. L'avis de
tous est pris en considération et reflète forcément
l'intention générale. A cette occasion, le citoyen
décide également, chaque année, du taux
général d'imposition des transactions (TVA).
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La moyenne
exacte: Vers 1880, un sociologue flâne dans une foire
aux bestiaux. Il remarque un groupe d'éleveurs qui
enchérissent pour gagner un bœuf en devinant son
poids, tous ces spécialistes estimant des masses très
variables. Il tente aussi sa chance en proposant la moyenne des
poids misés. Surprise, il remporte l'animal en ayant trouvé
le poids exact!
Plus
proche de nous, dans des séminaires de management,
l'expérience suivante est aussi pratiquée : un
groupe hétérogène reçoit la mission
d'estimer la quantité d'eau des grands lacs américains.
Personne n'a évidemment la réponse mais en se basant
sur l'estimation de chacun, à l'aide d'une échelle
d’étalonnement basée sur la suite de
Fibonacci, la moyenne obtenue est incroyablement juste et d'autant
plus précise que le groupe est important.
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UN ENGAGEMENT
POUR LA COLLECTIVITÉ :
Imaginez
un service citoyen qui remplace le service militaire obligatoire.
Tel un rite initiatique, tous les jeunes hommes et jeunes femmes
de 20ans, accomplissent un engagement au service de la communauté.
Cet engagement couvre des domaines tels que la sécurité,
le sauvetage, le médical, le social, l'environnement, etc.
Cet apprentissage responsabilise l'individu, stimule son esprit
d'initiative et son engagement pour des projets publiques :
une manière de trouver sa place en se faisant la sienne.
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Études,
métro, bouleau, dodo et retraite ! L'employé
de notre époque moderne est un peu comparable à un
esclave romain ou à un serf du Moyen Age. Il est devenu
esclave de ses envies, dépendant de la société
de consommation qui lui distille, par le biais de la télévision,
la peur de manquer. Avoir à tout prix ! Et si on
essayait autrement ? D'abord Etre, pour faire ses choix en
toute liberté.
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A
VOUS DE JOUER!
Si
l'on s'en réfère à Périclès ou
à Voltaire, pourquoi ne pas instituer une démocratie
directe basée sur la moyenne des avis ; elle vaudrait
bien une démocratie basée sur le hasard ou sur
l'intention du « petit nombre »...
Les
changements font peur, mais le système proposé n'est
qu'une possibilité d'évolutions parmi d'autres.
Valoriser la responsabilité individuelle ou être
tenté de confier son destin à autrui, c'est le choix
devant lequel nous sommes placés. Les mêmes causes
produisant les mêmes effets, si le choix se présentait
entre une innovation jamais tentée et la radicalisation
d'un mouvement dirigé par un « despote
éclairé », serions nous prêt à
innover?
Observez
autour de vous et vous constaterez que seules les choses simples
sont durables, la complexité étant vouée à
l’éphémère. Pour qu'une société
s'épanouisse, il est préférable que les
règles soient simples, claires et compréhensibles
instantanément par tout le monde.
Maintenant que
vous percevez ce que la web-démocratie peut faire pour
vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour elle...
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Vers
une évolution ou une révolution ?
Comment une société
comme la nôtre serait à même d'opérer un
changement aussi radical sans avoir au préalable transité
par une période de chaos ? Imaginez qu'un « grand
nombre » fasse la grève de l’impôt
et revendique une nouvelle forme de nationalité virtuelle!
Cela donnerait lieu à une nouvelle entité politique
déterritorialisée qui ne pourrait se constituer
ailleurs que dans un espace virtuel mais existerait bel et bien,
ne serait-ce que par les flux de capitaux qu'elle
engendrerait... Si le web peut survivre à un crach
économique, cette vision a de l'avenir. On peut aussi
imaginer une transition en douceur : -Une initiative
populaire proposant d'adopter cette vision. -Une
commune se portant volontaire pour faire un essai. -Un
politicien courageux pour instituer un tel système et
entrer dans l'histoire comme le dernier de son pays. -Un
internaute fondateur du premier pays virtuel administré par
de véritables web-citoyens. Les possibilités sont
multiples et imprévisibles mais la question n'est
finalement pas tant de savoir comment le changement se produira
mais plutôt quand il aura lieu ?
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